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jeudi 1 juin 2017

différences culturelles France/Philippines



 1) La perception du temps :


1.1) France : le temps est linéaire, c’est un chemin sur lequel on avance, qui ne revient pas, un ensemble de périodes isolables.
Avant l’heure, c’est pas l’heure. Après l’heure, c’est plus l’heure !
Le temps, c’est de l’argent. (Time is money.)

Philippines: même si c’est moins flagrant qu’en Afrique, le temps est circulaire, c’est un cycle qui revient, quelque chose de souple, d’approximatif. C’est ce qu’on appelle ici le « Pinoy time » (le « temps philippin »).
Exemple : pour une réunion prévue à 9h00, les personnes n’arrivent qu’à 10h30 : l’heure n’est pas importante, c’est la réunion qui est importante.




1.2) France : les préoccupations sont autant tournées vers le passé, le présent et l’avenir.

Philippines : contrairement aux autres pays d’Asie portés sur le très long terme, les Philippines se rapprochent de beaucoup de pays d’Afrique en ayant des préoccupations centrées sur le très court terme.
Exemple : contrairement aux écureuils voisins, les Philippins gèrent peu l’argent sur le long terme et donc épargnent et investissent peu. D’une manière générale, le Philippin est plus "cigale" que  "fourmi", plus "flambeur " que gestionnaire.


2) Contexte :
France : on va droit au but, on ne « tourne pas autour du pot » quand on a quelque chose  à dire (même si c’est moins marqué que dans les pays anglo-saxons).

Philippines : comme dans beaucoup de pays d’Asie et d’Afrique, on cerne longuement la personnalité de l’interlocuteur (les "palabres": « Tu vas bien ? Tu as quel âge ? Tu es marié ? Comment va ta femme ? Et les enfants?...»), le relationnel est prépondérant, le message verbal ne vient qu’à la fin.





3) Attitude envers l’autorité :
France : distance hiérarchique relativement importante par rapport à nos voisins latins et anglo-saxons qui ont une culture plus égalitaire de ce point de vue.

Philippines : distance hiérarchique extrêmement marquée (parmi les plus importantes au monde), séparations dans la répartition du pouvoir, du savoir et de la richesse.
Les voies hiérarchiques sont bien cloisonnée et strictement  respectées, on ne s'adresse pas librement à quelqu'un de placé plus haut que nous dans la hiérarchie.
Plus encore que le sexe de la personne, l'âge est également à prendre en compte dans cette hiérarchie. Les jeunes doivent marquer un profond respect pour leurs aînés.




4) Culture individualiste ou collectiviste :
France : société individualiste, comme pour tous les autres pays occidentaux, culture du « chacun pour soi ».

Philippines : société collectiviste, il faut garder l’harmonie du groupe, on ne dit pas en groupe ce qui fâche, on évite la confrontation directe.




5) Egalité homme/femme :
La société philippine est plus « masculine » que la société française, et est comparable à la plupart des pays d’Amérique Latine. L’homme doit y être fort, s’imposer et s’intéresser à la réussite matérielle.

Le Japon est la société la plus « masculine », les pays scandinaves étant les sociétés les plus « féminines », c'est-à-dire ayant la plus grande parité hommes-femmes.
Quant à la France, même si elle est "moins pire" que les Philippines, il reste encore du chemin à parcourir... 



mercredi 31 mai 2017

En prison dès l'âge de 9 ans? Mais pourquoi pas avant?

Le président philippin souhaite que les enfants puissent être passibles de peine de prison dès l'âge de 9 ans...
Bah ouais, rien que ça...
S'il est convaincu que ça pourra résoudre le problème de la criminalité (au lieu de former méthodiquement les délinquants de demain?), alors pourquoi pas aller jusqu'au bout du raisonnement?
Moi, je propose donc l'abaissement de l'âge de la responsabilité pénale de 9 ans à 2 ans!
Après tout, c'est l'âge du "NON!", toujours à contester! Et entre contestation et délinquance, il n'y a qu'un pas, c'est prouvé...
Moi, perso, je suis même terrorisé à l'idée de me balader dans la rue quand il y a des bambins partout.
On ne sait jamais sur quel type de bébé braqueur on peut tomber!

Visite improvisée à la Mobile School!


Après avoir fini les paperasses pour les visas à l'immigration à Intramuros, petite marche improvisée jusqu'à Delpan, un autre quartier de Manille non loin de Divisoria et où l'école mobile de Virlanie se déploie actuellement.
L'occasion de passer le bonjour à mes collègues enseignants qui y travaillent. L'occasion également de rencontrer quelques nouvelles têtes!
Même si, avouons-le, ça ne prend jamais très longtemps pour briser la glace...

L'école mobile travaillait auparavant à Divisoria, mais elle a dû changer de quartier car la municipalité lui a interdit l'accès à la place où elle donnait cours.






Merci, Kuya Nono, pour ces photos sympathiques!

mardi 30 mai 2017

Cours dans la rue à Divisoria

Cela va faire un an que je suis de retour à Manille.
Comme il me reste du temps de libre à côté de mon travail d'enseignant à la fondation, je passe de plus en plus de temps à faire d'autres cours directement dans la rue.
Je vais régulièrement à Divisoria pour acheter des cadeaux individualisés pour les enfants de la fondation, et je suis tombé sur une ancienne élève qui y vit avec sa famille.
Elle m'a fait savoir qu'elle avait besoin de soutien. Du coup, quand je passe dans le coin, j'amène les ordinateurs avec moi et on travaille!
Il faut être motivée quand tout le monde autour (humain+félin) est en train de piquer un somme dans la fournaise de l'été tropical.
 J'ai même recruté la petite soeur au passage!
 
C'est parfois compliqué de faire cours dans la rue, à cause de la chaleur, de la pollution, des intempéries et surtout du BRUIT.
Alors parfois, on bouge jusqu'à un centre commercial et on s'installe à une table.



 Ca attire pas mal de petits curieux. Ils aimeraient bien apprendre également, et ça serait vraiment super que je prenne plus d'enfants en charge. Cela reste pour l'instant une activité plus ou moins improvisée en parallèle de mes courses pour les enfants de la fondation, mais il y a du potentiel pour que cela évolue.
 Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que les familles voisines ont des enfants qui sont actuellement à la fondation. Du coup, je me suis spontanément ajouté une nouvelle activité: je fais passer les nouvelles de part et d'autre. Je fais des photos et des vidéos pour entretenir le lien entre l'enfant à la fondation et sa famille dans la rue.
"Hello, Ate! We love you!!!!"



Ha! Chapeau sur la tête, ordinateurs dans le sac à dos, mais c'est tout moi ça! 
Habilement copié, semble-t-il...

 
Et bien sûr, selfie tiiiiiiime!


 

samedi 24 décembre 2016

My Christmas lights

Les étoiles dans les yeux de ces enfants m'éblouissent et me ravissent toujours autant.
Chaque occasion d'en allumer n'en serait-ce qu'une est un privilège.
La vie n'est rien d'autre qu'un trop court chemin que nous empruntons, alors autant le parcourir en chantant sous un ciel étoilé!
Joyeux Noël à toutes et à tous!
Maligayang Pasko sa inyong lahat!