Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde!

mardi 9 février 2016

Les Philippines: brève description

Capitale: Manila (Manille)

Habitants: Filipino (= Pinoy)

Monnaie: peso philippin (PHP)                                            
1 EUR = 52 PHP environ   (début 2016)                             
(en gros, 10 pesos = 1 franc, pour ceux qui l'ont connu...)

Régime: Démocratie présidentielle

Langues : filipino (tagalog) et anglais (langues officielles)                        
dialectes : cebuano, hiligaynon, ilocano et bien d'autres


Les Philippines en quelques chiffres:

Philippines
France

Surface

Population

% des moins de 15 ans

% des plus de 60 ans

Indice de fécondité

Espérance de vie

Analphabétisme hommes

Analphabétisme femmes

PIB par habitant

Population sous le seuil de 
pauvreté
300 000km²

92 600 000

34,1%

4,2%

3

70 ans

7,5%

7,3%

1000$

30%
550 000km²

64 000 000

18,6%

16,3%

1,98

81 ans

1%

1%

32000$

6,2%



Parmi les 7 107 îles qui constituent les Philippines, seules 500 font plus de 1km².
Les 11 plus grandes îles occupent 90% de la superficie, les plus importantes étant:
- Luzon (Luçon en français) au Nord, où se trouve Manila (Manille), la capitale
- l'archipel des Visayas au Centre, qui inclut également l'île de Palawan à l'Ouest
-  Mindanao au Sud





Religion: 81 % de catholiques romains, 9 % de protestants, 7 % de musulmans, 2 % d'animistes et enfin 1 % des Philippins appartient à des sectes chrétiennes et au bouddhisme.
C'est l'un des deux seuls pays à dominante catholique en Asie et l'un des plus occidentalisés. L'Espagne et les Etats-Unis, qui ont tous deux colonisé le pays, ont chacun eu une grosse influence sur la culture philippine.

Décalage horaire : GMT + 8h, (La France est à GMT +1h, donc 7h de décalage avec la France)

Indicatif téléphonique : + 63 ( la France, c'est +33)

Poids et mesures : système métrique (comme en France)
  
Electricité : 220 V, 60 Hz, fiches plates de type A et B (comme aux USA) 



Pas de problème pour le voltage entre France et Philippines. 

Pour la fréquence:
- Votre appareil est indiqué 50Hz et vous le branchez en 60Hz: Il ne va pas aimer, chauffer et certainement s’abîmer rapidement, un peu comme si votre moteur voiture est prévu pour tourner correctement à 3000tr/mn et que vous gardez le régime moteur à 6000tr/mn...
Ou pour être plus descriptif : on vous met 50 gifles par minute sur la joue gauche et 60 gifles par minute sur la joue droite et bien cette dernière va chauffer et vous faire mal plus vite.
Exemple: vous venez d'acheter un ordinateur portable en France et vous l'apportez aux Philippines. Sachez que la batterie toute neuve va s'user plus vite, dommage...

- Votre appareil est indiqué 60Hz (acheté aux Philippines) et vous le branchez en 50Hz de retour au pays: pas de destruction mais un mauvais fonctionnement. (En général un ralentissement du style d’un réveil qui tournera 20% moins vite)

- Votre appareil est indiqué 50-60Hz: Fonctionne sur les 2 fréquences, donc pas de problème.
Rappel : le « - » signifiant « et ».



De façon générale, les appareils les plus modernes (en particulier ceux qui fonctionnent avec des chargeurs) sont construits pour être compatibles avec toutes les tensions et fréquences existantes, de 100V~60Hz au Japon à 240V~50Hz en Europe. Cela comprend généralement des choses comme les ordinateurs portables - PDA - téléphones portables - appareils photo numériques - caméscopes numériques - consoles portables - lecteurs mp3 - tablettes etc...
De plus en plus d'articles personnels de toilette tels que sèche-cheveux, lisseurs, rasoirs (surtout sans fil) et autres, sont construits pour être compatibles avec des tensions multiples également, mais la plupart d'entre eux ne le sont pas.

Evitez de vous ruiner en France pour acheter des adaptateurs, vous en trouverez à moins d'un euro dans un magasin de bricolage. Voici l'endroit que je conseille sur Makati:
True Value, situé au 3rd floor (c'est-à-dire au 2ème étage, car 1st floor = RDC) du centre commercial Glorietta 1.
C'est là que je me refais des stocks d'adaptateurs pour pas cher...

Sinon, on peut en trouver dans certains supermarchés, mais sans doute un peu plus cher (même si nettement moins cher qu'en France).

lundi 8 février 2016

Petits Princes


         Texte touchant  (et tellement vrai!) de la chanson "Petits Princes" de K. Maro:

J'ai vu des choses mon vieux, des choses qui font mal
J'ai vu des larmes qui coulent, des enfants qui ont mal
On a le droit de s'en foutre, c'est rien de banal
Le temps qui passe pour nous, pour eux est fatal
Mais, on n'est pas là pour la pitié
On n'est pas là pour pleurer leur sort
Je voulais que cette chanson leur soit dédiée
Que tous ensemble, pour eux, on y croit encore...

Aucune raison n'est bonne pour un enfant de souffrir
Il n'y a pas de raison pour une âme de ne pas sourire
Mais la vie a fait que pour certains ce n'est pas pareil
Il y en a qui viennent au monde déjà prêts pour un long sommeil
C'est triste, et il faut faire quelque chose
Il faut qu'on s'implique dans de petites et simples choses
Qui pour eux font la différence
Un sourire aux lèvres, un message de l'espérance


Lève ta main pour ces Princes des ghettos
Qui ne voient que l'ampleur de l'étau
Qui tous les jours se battent pour survivre
En espérant un jour ne plus souffrir
Lève ta main pour ces Petits Princes de la rue
Qui ne voient que leur destin perdu
Et simplement que l'on se souvienne
Que pour tout le monde la vie n'est pas la même

La cicatrice reste, quand marquée sur un enfant,
Mais leur visage s'illumine, à chaque main qu'on leur tend
Tu sais pour eux le bonheur ne tient à rien.
Si je pouvais en faire sourire rien qu'un
Je me sentirais déjà bien

Ces enfants de la famine
Ces enfants des terres hostiles
Ces gosses qui ne l'ont pas choisi
Mais qui en portent des traces indélébiles
Parle pour eux mon gars, prie pour eux mon gars
Plus tu ne manques de rien et plus il y en a pour qui ça s'arrête là.
C'est la vie qui l'a choisi ainsi
Sans trop savoir qui en paierait le prix

Et coulent des larmes sous un ciel gris
Malheureusement ce sont eux qu'on oublie
En espérant qu'un jour les choses changent
C'est déjà bien qu'ensemble on y pense
Surtout que je sais qu'il aurait pu être le mien,
Ce Petit Prince triste qui me tend la main...



C'est la crise!

Pourquoi consacrer du temps et de l'argent pour des gens qui se trouvent à l'autre bout du monde ?
 Il a déjà bien à faire en France en ces temps de crise !
Bonne remarque.

 En ces temps de crise, il y a des choix à faire, souvent douloureux.
La plupart d'entre nous font profil bas, se replient sur eux-mêmes et sur leur entourage proche pour se préserver.
Budgets serrés, économies de bouts de chandelle, loisirs sacrifiés, fins de mois difficiles, peur du lendemain...
Certains, même, s'égarent, pensent trouver la solution à leurs problèmes dans le rejet de l'autre.
Il suffit de jeter un coup d'œil à l'actualité... Vu de l'étranger, avec plus de recul, la dérive est encore plus flagrante.
La question n'est pas ici de savoir qui a raison et qui a tort. C'est un débat sans fin, car l'Histoire l'a bien montré : de tous temps, les mêmes causes ont entraîné les mêmes conséquences.
 La question essentielle est : peut-on être heureux en ces temps de crise ?
La personne qui déverse son désespoir ou sa haine sur les autres, est-elle heureuse ?
Celle qui prend sur elle-même et qui s'emprisonne dans les restrictions, l'est-elle aussi ?

Qu'est-ce qui est essentiel, qu'est-ce qui ne l'est pas ?

Vous avez peut-être parfois le sentiment que votre vie ne vaut plus grand-chose...
Alors, sachez qu'ici, la vie de ces enfants a réellement peu de valeur.
Abandonnés, battus, violés, emprisonnés, affamés, leur courte vie est déjà une succession d'horreurs qui feraient frémir chacun d'entre nous.
Ce ne sont pas des grandes phrases que je vous sors là, c'est ma réalité quotidienne. Plus j'en apprends sur le passé de nos petits protégés, plus je suis atterré.
Difficile d'imaginer l'inimaginable...

Alors, j'aurais envie de dire à tous ceux qui pensent que la vie ne vaut plus la peine d'être vécue : « Prenez un billet pour la vie ! »
Osez venir ici et vous verrez une... Non... Des dizaines, des centaines de raisons qui font que la vie vaut la peine d'être vécue.
Toutes ces petites raisons dont les yeux s'illuminent de bonheur à l'instant où vous leur faites un petit sourire, ou quand vous osez prendre les petites mains qu'ils vous tendent.
Qu'on se le dise, je serais prêt à rembourser le billet de celui qui se sentirait toujours inutile après avoir connu ça !
Nombreux sont ceux qui ont osé franchir le pas et qui ont ressenti cet étrange paradoxe : faire tant de chemin pour sauver des enfants, et finalement, ce sont eux qui vous sauvent !
Ces enfants sont les rayons de soleil qui illuminent notre nuit.
Ils sont le meilleur remède contre la crise.


Car en sauvant leur vie, on donne un sens à la nôtre.

La Mer et l'Enfant (petite parabole des temps modernes)



Il était une fois une petite île, un petit confetti de paradis perdu au milieu de l’océan.
Ses habitants vivaient en harmonie avec la mer, elle était à la fois leur garde-manger avec la pêche et le ramassage de coquillages, et le théâtre de leurs jeux aquatiques de toutes sortes.
Mais voilà : un jour, un requin se trouva par hasard à errer dans le lagon, et il eut la fâcheuse idée d’attaquer un enfant.
L’enfant atrocement dévoré fut montré à tout le village. Les habitants furent traumatisés : ils avaient peur qu’un requin ne les attaque, eux ou les personnes qu’ils aimaient.
Du coup, quelques personnes interdirent à leur famille d’aller se baigner.
Au fil du temps, la peur se répandit. Tant et si bien qu’un jour, le chef du village lui-même décida d’interdire la mer pour tous les habitants de l’île.
Certains trouvaient vraiment dommage de ne plus aller en mer : la vie serait plus dure sans poissons pêchés, sans coquillages ramassés et enfin, sans jeux dans l’eau…
Mais c’était le seul moyen d’éviter les attaques de requins et la sécurité était plus importante que tout.


Cette histoire s’était passée il y a très très longtemps.
Tellement longtemps que les gens ne se la rappelaient plus exactement.
Mais même s’ils n’en savaient plus vraiment la cause, il était toujours interdit de se baigner.
A l’école, on enseignait aux enfants à éviter la mer à tout prix, sinon ils risquaient les pires dangers !
C’est ainsi que tous les habitants de l’île grandissaient dans la crainte de la mer.


Tous sauf un.
En effet, il se trouvait qu’un petit enfant, un orphelin, avait été de tout temps fasciné par la mer.
Tous les jours, il s’asseyait sur la plage et il l’observait les yeux grands ouverts pendant d’interminables heures. Il était bien sûr au courant de tous les dangers qui se disaient sur elle, mais il ne pouvait s’empêcher d’être attiré.
Si bien qu’un jour, il décida, en cachette, de mettre un pied dans l’eau.
Il avait peur de ce qui pouvait lui arriver, on lui avait raconté tant de choses atroces sur la mer, et surtout sur les requins !
Mais il ne se passa rien.
Alors il mit l’autre pied dans l’eau. Et il ne se passa rien.
Alors il rentra dans l’eau jusqu’à la taille. Et il ne se passa rien.
Alors il plongea entièrement et resta jouer dans l’eau pendant quelques minutes. Et là encore, il ne se passa rien.
Rien, sauf le plaisir, un plaisir comme il n’en avait jamais connu de toute sa vie.


Le lendemain, l’enfant retourna se baigner, cette fois-ci sans se cacher.
Les autres habitants furent horrifiés. Ils lui lançaient à tout va :
« Tu n’as pas le droit de faire ça ! »
« C’est beaucoup trop dangereux ! »
« Reviens, tu vas te faire dévorer ! »
« Tu es inconscient, mon pauvre ! »
Puis au bout d’un moment, voyant que l’enfant ne revenait pas :
« On t’aura prévenu ! »
« Tant pis pour toi ! »


Mais l’enfant revint encore une fois sain et sauf de sa baignade.
Une fois à terre, les habitants essayèrent de le ramener à la raison.
En vain : pour lui, la vie sans mer ne valait pas la peine d’être vécue.
Il expliqua que la mer n’était qu’un risque parmi tant d’autres, que le risque faisait partie de la vie, et qu’il fallait apprendre à vivre avec et le gérer. Vouloir supprimer tous les risques, c’était s’arrêter de vivre !
Mais l’enfant ne convainquit personne. Pour les habitants, se mettre ainsi volontairement en danger, c’était de la pure inconscience, presque de la folie !


Les jours passèrent, et l’enfant apprit à comprendre la mer, ses trésors et ses dangers. Il inventait toujours plus de jeux merveilleux, de plongeons formidables, de chasses au trésor englouti. Il apprit à connaître ses habitants, et même les requins ! Il apprit ainsi à mesurer les risques.


Sur le rivage, des enfants s’asseyaient à leur tour sur le sable et ils regardaient avec envie l’enfant qui s’ébattait dans tous ces jeux fantastiques.
Beaucoup de parents interdisaient désormais à leurs enfants d’approcher celui qu’ils considéraient comme un fou.
Mais malgré cela, les enfants étaient tous les jours un peu plus nombreux sur la plage.
Et ils observaient. Et ils voyaient que, de tout ce qu’on leur avait raconté à l’école, rien ne se passait. 
Alors, un jour, un enfant un peu plus hardi que les autres osa mettre un pied dans l’eau.
Les autres enfants le regardèrent, stupéfaits.
Puis, l’enfant mit  l’autre pied.
Puis, il rentra jusqu’à la taille.
Puis, il plongea entièrement et partit aussitôt rejoindre l’autre enfant pour jouer.
Alors, tout s’accéléra : d’autres enfants s’approchèrent de l’eau à leur tour, et petit à petit, rentrèrent dans l’eau.


Quand leurs parents l’apprirent, ils furent horrifiés et ils interdirent à leurs enfants de recommencer.
Mais la plupart des enfants y retournèrent malgré tout.
Au fil des jours, certains parents finirent par s’y faire, et certains même tentèrent une baignade à leur tour.
Les habitants de l’île purent reprendre la pêche petit à petit, ainsi que le ramassage de coquillages, et les conditions de vie s’améliorèrent grandement sur l’île.
Alors, à tous à ceux qui oseraient voir quelques convergences avec notre société, je serais tenté de leur dire :

« VENEZ VOUS BAIGNER ! »