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dimanche 18 février 2018

Hello Kits

C'est la version "light" de mes boîtes communautaires.

Je réfléchissais à créer un kit qui soit adapté non pas à une communauté fixe et ayant un abri "en dur", mais à une communauté nomade sans abri fixe, c'est-à-dire un kit adapté aux enfants des rues.

Comme je cherchais un contenant plus petit qu'une boîte, je suis tombé sur cette sacoche Hello Kitty à prix dérisoire (100php = 1€50):


Ainsi arriva tout naturellement la création de mes "Hello Kits"!

Et voici, en exclusivité,  le Hello Kit 1:


Avec:
- sacs plastiques étanches (pour conserver le matériel en état dans les conditions difficiles de la rue), 8php
- sacoche Hello Kitty, 100php
- livre d'apprentissage de la lecture (en Tagalog, langue locale), raccourci sur les bords pour pouvoir entrer dans la sacoche, 6php
- crayon gris Mongol (de bonne qualité) avec gomme intégrée, 5php
- taille-crayon, 3php
- boîte de 8 crayons de couleur Crayola (de bonne qualité) (apparemment coincée aux toilettes au moment de la photo), 17php
- miroir, 25php
- peigne, 25php
- peigne anti-poux, 25php
- compresses stériles (5 grandes en haut, 13php, 20 petites en bas, 31php)
- spray Hello Kitty de désinfectant fait maison, 50php spray + 12php désinfectant
- coupe-ongle avec lime à ongle, 15php
- pince à épiler, 10php
- paire de ciseaux, 12php
- rouleau de pansement adhésif, 195php
- petite boîte de talc (également coincée aux toilettes, semble-t-il), 16php

Je cherche encore un petit carnet d'écriture qui puisse rentrer dans la sacoche...

Je n'ai pas non plus encore identifié les premiers bénéficiaires à qui je vais confier ce premier kit.
Je vais prendre mon temps pour cela, car le choix de la bonne personne est capital.

Pour chaque élément, j'ai cherché scrupuleusement le moins cher sans pour autant sacrifier la qualité. La plupart des éléments ont été achetés en gros.
N.B: J'ai bien dit "en gros", et non pas "par le gros"...

Ce Hello Kit 1 ne m'a ainsi coûté au total que 8€75 !
(568php, au taux de conversion au jour de la rédaction de cet article, en incluant les 2 constipés, mais sans l'éventuel carnet d'écriture)

Merci encore à toutes les personnes qui ont permis la création de ce kit.
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que ce soit une réussite.

Bref (comme dirait Pépin), affaire à suivre!

Boîtes Communautaires

Ayant parfois des donations en cash, j'essaie de réfléchir à comment utiliser cet argent efficacement et en minimisant les effets pervers potentiels.
Par exemple, si j'achète de la nourriture pour un enfant démuni que je rencontre dans la rue, ne vais-je pas l'inciter à la mendicité plutôt que d'aller à l'école? Mon expérience montre que c'est le cas.
Si je donne de l'argent ou des biens matériels à des familles à l'aveugle, difficile de savoir si cela sera utilisé à bon escient. Là aussi, les expériences malheureuses ne manquent pas.
Si je donne des biens à une famille pauvre dans une communauté que je connais bien, difficile de savoir si cela ne créera pas de jalousie auprès des autres familles, et donc au final, plus de problèmes que de solutions.

Après avoir longuement considéré tout cela, j'ai donc choisi d'utiliser cet argent pour créer des Boîtes Communautaires (C.B. , Community Boxes in English): des boîtes contenant du matériel que la communauté n'a pas les moyens de s'acheter de manière individuelle et qui peut (et qui doit!) bénéficier à toute la communauté, et non à une seule famille.
J'aurai pour tâche d'identifier soigneusement dans la communauté la personne (et la famille) en charge de la boîte, et de m'assurer que cet usage sera bien étendu à la communauté. Je m'assurerai aussi du suivi de la boîte, notamment avec le matériel consommable (désinfectant, compresses stériles...).

Voici ma Community Box 1 (à son tout début):


Pour son lancement, j'ai choisi de la confier à une famille de Divisoria que je connais bien (puisque je leur donne des cours de soutien). J'ai choisi cette famille pour tenter l'expérience non seulement parce que je la connais bien et lui fais confiance, mais aussi parce qu'elle a déjà la responsabilité d'un kit de premier soin confié par une ONG (Child Hope), également à destination de toute la communauté environnante. Ma C.B. complète et prolonge donc ce kit.


L'expérience et les conseils de cette famille se sont également révélés précieux pour compléter la boîte. Par exemple, ils m'ont signalé qu'une "longue pince", aini que des gants de protection seraient très importants, car quand nos apprentis soigneurs doivent désinfecter les plaies hyper-purulentes de leurs petits camarades, c'est trop pour eux et ils rendent fréquemment leur dernier repas par-dessus bord, voire même tournent de l'oeil...  Mettre un peu de distance avec tout cela faciliterait grandement les choses.

Ainsi arrive la cavalerie:

Quant au désinfectant, j'ai d'abord pensé à prendre la dose de bétadine (ou povidone iodine, exactement identique mais tellement moins chère):
Mais après de longs entretiens passionnés avec mon ami Google, force m'a été d'accepter que nos mères et grands-mères n'étaient pas les plus au fait sur comment faire cicatriser rapidement et efficacement une plaie: la bétadine, l'eau oxygénée et l'alcool sont tout autant déconseillés que le toxique et désormais interdit mercurochrome pour soigner une plaie!
Me voilà donc à expérimenter le "savon propre et efficace", un mélange de glycérine végétale (pour la texture) et d'huile essentielle de théier (pour l'effet anti-bactérien).

Un savon qui nettoie la plaie des agents pathogènes sans pour autant décimer les cellules qui reconstituent la peau, comme le font les autres produits trop puissants.

jeudi 14 décembre 2017

Ecole démocratique au bidonville

Voici mon nouveau challenge aux Philippines: 




Dans l'ensemble des Philippines, 50% des élèves de première année abandonneront leurs études avant la fin (Nava, 2009). 

Au-delà de la crise des décrochages, un problème plus vaste et imminent est partagé par les pays du monde entier: les enfants sont désengagés et s'ennuient dans la classe traditionnelle.

Le style rigide de l'éducation est tout particulièrement néfaste dans les contextes les plus pauvres. 

Sur le plan financier, les familles n'ont tout simplement pas les moyens d'envoyer leurs enfants à l'école, car une famille de cinq personnes vivant dans la pauvreté consacrerait la moitié de son revenu à l'école (Moore, 2016). Ce qui arrive, par conséquent, est que les familles «spécialisent» leurs enfants (Murakami, 2011). Cela signifie qu'un enfant devient l'espoir de la famille et que leurs besoins scolaires sont satisfaits, tandis que les autres enfants de la famille travailleront pour subvenir aux besoins de base. C'est une des raisons pour lesquelles les familles les plus pauvres ont de plus grandes familles. Les plus pauvres agissent donc de cette manière de manière très rationnelle. 



La fondation Fairplay For All (https://fairplayforall.org/) a commencé à travailler dans le domaine de l'éducation par le biais d'un centre d'accueil où les enfants avaient un espace sûr pour apprendre, jouer et se reposer. Ils ont progressivement commencé à parrainer des enfants réguliers qui se sentaient prêts à retourner à l'école formelle à travers le centre d'accueil. Dans la plupart des cas, cela a été un succès. La fréquentation et les notes s'améliorent progressivement.

Cependant, au fil du temps, il est devenu clair, grâce à la recherche et aux commentaires de la communauté, que cela ne pouvait pas être une solution universelle.
Actuellement, dans les écoles publiques de Payatas, il y a en moyenne entre 60 et 80 enfants par classe, soit beaucoup plus qu'ailleurs aux Philippines (40 en moyenne). Si, par exemple, nous renvoyions à l'école publique tous les enfants qui n'étaient pas scolarisés, la taille des classes doublerait.

Pourquoi autant d'élèves par classe à Payatas?
Le recensement dit qu'il y a un peu moins de 120 000 personnes vivant dans le  barangay Payatas, bien que les études académiques suggèrent que le chiffre réel s'élève à 500 000. Etant donné que la plupart des gens sont des squatters et ne possèdent pas la terre sur laquelle ils vivent, ils ne sont pas inclus dans les chiffres officiels. (Gaillard et Cadag, 2009, Bernardo, 2004, entre autres).
Or, il se trouve que les écoles sont réparties sur le territoire en fonction du nombre d'habitants tel que mesuré par le recensement. A Payatas, les écoles sont donc largement en sous-nombre.

Le système traditionnel ne fonctionne pas non plus pour la plupart de ces enfants. Les châtiments corporels sont très fréquents dans des classes où les enseignants peinent à maintenir la discipline dans les classes surchargées et où ils se retrouvent souvent débordés par le nombre d'élèves. Certains élèves, traumatisés, refusent de retourner à l'école pour cette raison.

A la fondation Fairplay, nous croyons qu'il y a une meilleure façon. 



Nous croyons en l'apprentissage centré sur l'enfant. 




 Nous pensons que les élèves ont leur mot à dire sur la manière dont l'école est dirigée, sur les leçons qu'ils prennent et sur la façon dont ils façonnent leur avenir. 
 Nous croyons que la curiosité devrait être encouragée et devenir la pierre angulaire du processus d'apprentissage. 

 Nous croyons que les enfants apprennent mieux lorsqu'ils coopèrent, qu'ils ne sont pas en compétition, lorsqu'ils sont heureux et engagés, et qu'ils ne mémorisent pas passivement. 



Nous croyons que les enseignants devraient connaître mieux leurs élèves et qu'ils devraient être libres de soutenir leurs élèves de la manière qu'ils jugent la meilleure, sans lourdeur bureaucratique.







C'est notre vision pour la toute nouvelle Fairplay Academy: la première école démocratique aux Philippines. 

Les élèves apprennent à leur propre rythme, en se concentrant sur le développement social 
et affectif d'abord pour s'assurer qu'ils voient les erreurs comme une étape positive dans le 
processus d'essais et d'erreurs qui incarne le véritable processus d'apprentissage.

L'école est gratuite, et les enfants bénéficient également de repas gratuits pour pouvoir apprendre dans de bonnes conditions. Actuellement, tous les élèves proviennent des bidonvilles alentour.




Bien sûr, nous ne sommes pas proches d'un environnement d'apprentissage parfait, s'il en 
existe un, mais nous espérons progressivement continuer à offrir un environnement 
d'apprentissage plus heureux et plus efficace.

Si vous aussi, vous aimeriez vous joindre à nous et devenir partenaires de cette aventure, vous êtes les bienvenus! Le chemin est encore très long, les écueils sont nombreux. Il y a tant de choses à faire, et à des niveaux tellement différents... Mais à chaque difficulté que nous rencontrerons, nous ferons face ensemble et nous trouverons les solutions appropriées.

vendredi 1 décembre 2017

Addiction: la guerre contre la drogue a tout faux

Aux Philippines, la guerre contre la drogue (et les drogués) fait rage. Plusieurs milliers de dealers et de simples consommateurs ont été tués dans la rue par la police ou par des milices.
Dans sa grosse majorité, la population philippine soutient cette guerre et ferme les yeux sur les "dommages collatéraux" qui s'accumulent, faisant ainsi fi des nombreuses critiques internationales. Un moindre mal pensent-ils. Après tout, comme eux-mêmes ne se droguent pas, ils ne risquent rien.
Pour ceux qui se retrouvent en première ligne, la perception est toute autre.
Dans les bidonvilles, quasiment chaque famille a une victime à déplorer: un fils, un père, un frère, un oncle ou autre. La peur de la police règne, y compris pour celles et ceux qui n'ont rien à se reprocher, car il y a toujours le risque de perdre un proche, ou d'être soi-même victime d'une bavure.

Et pourtant...
La recherche scientifique a bouleversé nos connaissances sur l'addiction. Ces nouvelles connaissances ont une conséquence directe: cette guerre contre la drogue est perdue d'avance, car elle passe complètement à côté du sujet.

Voici ce que tout le monde devrait savoir sur l'addiction
(visionnez en plein écran pour lire les sous-titres confortablement, le bouton "plein écran" est en bas à droite dans la vidéo)





Conclusion: le contraire de l'addiction (liée à l'isolement et à la souffrance), ce sont les relations sociales
Et là, on ne parle pas de Twitter ou de Facebook, mais des VRAIES relations, avec des personnes physiques. Les médias sociaux ont plus tendance à diminuer le nombre d'interactions authentiques, et donc, de manière paradoxale, à augmenter l'isolement des individus, et donc le risque d'addiction! Il est intéressant d'ailleurs de noter que de plus en plus de créateurs de médias sociaux décident de ne plus utiliser leurs propres créations pour eux-mêmes et leur famille... S'ils le font, ce n'est pas sans raison.

2) La drogue, c'est quoi, en fait?
Jetons un coup d’œil au classement de dangerosité des drogues (danger pour l'entourage du drogué + danger pour la santé du drogué lui-même):

Toutes ces drogues sont connues pour être nocives, et à juste titre comme on peut le voir.
Mais il faut savoir que la majorité d'entre elles, à un moment ou à un autre, ont été utilisées à usage thérapeutique. Certaines le sont d'ailleurs encore.
Mais pour quel usage thérapeutique?

 Stimulants: cocaïne (et crack), méthamphétamine (nommé "shabu" au Philippines et principale cible de la guerre contre la drogue), amphétamine, caféine (café, thé, coca cola, red bull), nicotine (dans le tabac, stimulant léger mais pouvant avoir un effet relaxant).
Ils augmentent la vigilance et maintiennent en état d'éveil.

Dépresseurs: alcool, héroïne, opioïdes (morphine), opium,  substances volatiles (solvants que "sniffent" les enfants des rues aux Philippines)
Lorsqu’on se sent mal – stressé, effrayé, triste… – prendre un dépresseur nous aide à moins ressentir ces sentiments négatifs, à rendre tout plus simple, à apaiser nos angoisses. On a le sentiment de «relâcher la pression » quand on a des petits soucis ou qu’on vient de vivre un évènement difficile (une rupture amoureuse, un conflit, un deuil…).

Perturbateurs: cannabis, kétamine, champignons, LSD, Ecstasy
Les perturbateurs sont des drogues hallucinogènes, c'est-à-dire qui perturbent le fonctionnement des sens. Cela a comme effet de modifier la perception. Par exemple, tout devient bleu, ou vert..., les sons sont amplifiés ou déformés, le sens du toucher nous renvoie des sensations bizarres..,

Une personne bien dans sa peau, qui a une belle vie sociale, qui vit dans un merveilleux "rat park" pourra prendre ces drogues à l'occasion, pour un usage récréatif, sans pour autant devenir accroc.
Mais la personne qui utilisera une drogue pour alléger une souffrance continuera probablement à en prendre tant que la souffrance sera présente. C'est cette personne qui deviendra accroc, car elle aura continuellement besoin d'alléger sa souffrance. Ce sera, en quelque sorte, de l'auto-médication.
Pour ces personnes, drogue = anti-souffrance.


3) Donc, comment lutter contre la drogue?
Pour gagner la guerre contre l'anti-souffrance, il faut s'attaquer à la souffrance.
Pour gagner la guerre contre la drogue, il faut résoudre le problème de la personne.
Supprimer, interdire, pénaliser ce qui soulage la souffrance ne résout rien. Au contraire.
L'éducation du type "Dites non à la drogue" n'empêchera pas les gens de souffrir, et donc de se tourner vers ce qu'ils savent pourtant être toxique ou immoral.
Quant à penser que tuer ceux qui souffrent est la solution... 

On en revient ainsi à la guerre contre la drogue aux Philippines.
Lutter contre l'addiction à coups de fusils, ça ne servira à rien.
Cela empire même la situation: marquer les drogués du sceau de l'immoralité revient à les isoler encore plus et à accroître la souffrance, à la fois pour eux et pour leur entourage. Accroître le nombre de personnes qui souffrent, c'est accroître le nombre de personnes qui chercheront un moyen d'alléger cette souffrance, et donc accroître le nombre de futurs consommateurs. On arrivera donc à l'opposé de l'effet escompté.
De plus, c'est de l'argent public gaspillé qui devrait être alloué à la vraie solution: rompre l'isolement et la souffrance des personnes, en informant les familles sur le sujet et en développant l'aide sociale.

Une personne qui ne souffre plus est une personne qui n'a plus besoin de drogue!








jeudi 1 juin 2017

Religion et morale




Aujourd’hui, 5,8 milliards d’humains, soit 84 % de la population de la planète s’identifient comme croyants.
Une grosse majorité de pays pense qu’il est nécessaire de croire en Dieu pour être moral et avoir de bonnes valeurs.
Grosso modo, seuls les pays d’Europe et d’Amérique du Nord (sauf USA!) pensent qu’il est possible d’être non-religieux et pour autant d’être une bonne personne.


Ainsi, une grosse majorité des Français (85%) pense qu’il n’est pas nécessaire de croire en Dieu pour être moral.
A l’inverse, une écrasante majorité des Philippins (93%) pense que quelqu'un qui ne croit pas en Dieu ne peut pas être une bonne personne.
Lien vers l’enquête (en anglais)  ici.

Alors, nos sociétés laïques occidentales sont-elles réellement moins « morales » ?
C’est ce qu’a cherché à prouver la Fondation américaine John Templeton (d’inspiration chrétienne) en finançant une enquête.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a dû être déçue par la réponse...

Les chercheurs concluent en effet de leurs observations que :
-          La religion ne serait pas vitale pour le développement moral.
-          Pire, enlever la religion du discours moral augmenterait la bonté humaine au lieu de la diminuer.


Pour être plus précis, l’enquête a montré que :
-          Plus les parents sont croyants, plus ils ont une plus haute estime de la capacité d’empathie et la sensibilité à l’injustice de leurs propres enfants. 
 Parents of children from Christian households view their children 
as more sensitive to injustices toward others


-          Pourtant, plus les enfants sont issus d’un foyer croyant, plus ils se montrent  sévères dans leurs tendances punitives. 
Children from religious households judge interpersonal harm 
more severely than children from non-religious households

-          De plus, plus le foyer est religieux, moins les enfants sont altruistes.




 Je vous invite à découvrir cette enquête par vous-mêmes:


Détails de l’enquête (en anglais) ici

Lien vers l’article du Monde consacré à cette enquête (en français) ici

  

Pour autant et pour conclure, voici le conseil que je donne aux Français qui viennent aux Philippines: 
Ne sous-estimez pas l'importance du lien entre religion et morale pour les Philippins! (et d'autant plus dans les milieux populaires).

Je conseille d'aborder ce sujet sensible avec la plus grande prudence, au risque de heurter irrémédiablement la sensibilité de vos interlocuteurs philippins, voire de compromettre vos conditions de travail ou de vie.
Les réactions sont souvent difficiles à anticiper et elles peuvent en surprendre plus d'un!

American hero?

Reconnaissez-vous ce célèbre héros... américain?!?

Che Guevara, héros américain!
Peut-être un signe de réconciliation entre les 2 grands ennemis?
Bah, soyons plus réalistes: aux Philippines, on n'est pas à une approximation près...
Au moins, les couleurs du drapeau sont les mêmes, me direz-vous.

Petit rappel citationnaire, si besoin est: 



Mais je préfère quand même la version bretonne, tellement plus sympathig':

La classe la plus classe du monde




George Abitbol est l'homme le plus classe du monde. 
Ses détracteurs (des jaloux certainement), le surnomment sournoisement George Abitmol.

George Abitbol est né aux Etats-Unis d'Amérique. Après une enfance heureuse, il décide de s’installer au Texas (prononcez "Tegzass") pour devenir cow-boy. C’est à ce moment de sa vie qu’il se rend compte qu’il a un gros potentiel de classe. À l'âge de 23 ans, il remporta haut la main un concours de bouffe chinoise en préparant un méchoui. Un dénommé José a fini deuxième de ce concours et déclare régulièrement s'être fait voler. Il met alors tout en œuvre pour devenir l’homme le plus classe du monde. Il rencontre plein de gens connus qui vont l’aider à être à son tour connu. Il obtiendra 15 années de suite le titre de l’homme le plus classe du monde.

Au moment de mourir, il prononce une phrase qui reste encore aujourd’hui un mystère : « Monde de merde ! ».

C’est suite à cette phrase que trois jeunes journalistes prometteurs, Dève, Pétère et Stévène vont mener une enquête sur ses dernières paroles. Leur enquête va être l’objet d’un flim (La Classe américaine) qui obtiendra 9 oscars en 1867 dont l'Oscar du Meilleur Acteur n'apparaissant pas dans ce flim pour Laurence Fishburne. (sources: désencyclopédie, Volvic et Evian)

C'est en l'honneur de George que j'ai décidé de rebaptiser ma classe la Classe américaine, ce qui en fait de facto la classe la plus classe du monde.

PS: Si vous n'avez rien compris à cet atricle, c'est donc que vous n'avez pas encore vu le flim. Suivez le lien ici... Et puisque vous n'avez toujours rien de mieux à faire, jetez donc un coup d'oeil ci-dessous aux commentaires de cet atricle...